Mille trois cents logements supplémentaires dans les huit prochaines années ! Je dis STOP

Une catastrophe environnementale, sociale, économique pour Argelès : un amoindrissement de la qualité de vie pour tous les Argelésiens aujourd’hui, et pour nos enfants demain !

Voilà pourquoi j’ai voté contre et totalement opposé, au plan local d’urbanisme de toute la majorité municipale. 

Si on entre dans le détail : les terrains au sud de la rivière de l’Abat en allant vers le Racou doivent rester totalement inconstructibles, particulièrement pour des raisons de sécurité des biens et des personnes mais aussi environnementales. 
Construire une nouvelle zone au nord de la quatre voies est une aberration ! Où va-t-on s’arrêter ? Au Boulou ! Quelles seront les conséquences des eaux pluviales sur les 15 hectares urbanisables à Neguebous.  Toute cette urbanisation va enlaidir notre village ? enlaidir nos entrées de ville, bien pire hélas ! Cette politique qui ne jure que par le profit et se faisant en dépit du bon sens va tout simplement défigurer, et surtout insécuriser Argelès. A contrario de ces décisions du pire : il faut acheter des maisons dans le centre du village, les aménager confortablement pour des familles Argelésiennes. Voilà l’avenir ! Dynamiser le cœur d’Argelès autour de la place, de la rue de la République, avenue de la Libération, route nationale, mais aussi pour plus de sécurité. Au lieu de créer de nouveaux quartiers, commençons par aménager, entretenir et sécuriser l’existant. 

Charles Campigna, conseiller d’opposition du conseil municipal d’Argelès 

Intempéries

Des intempéries sont annoncées les 28 et 29 novembre prochains sur le département des Pyrénées Orientales. Des cumuls importants de précipitations sont prévus dès ce vendredi.

Nous devons nous rappeler que le 3 octobre 2020, des intempéries d’une rare violence ont frappé le Sud Est de la France, l’arrière-pays niçois en particulier. Le bilan humain est lourd, très lourd, des dizaines de morts sont à déplorer. Les dégâts sont spectaculaires et impressionnants, routes emportées, ouvrages d’art effondrés,  maisons d’habitation détruites laissant sur le bord des routes de nombreux sinistrés. Ces phénomènes sont récurrents, déjà en 2015, 20 morts sur la commune de la Napoule, en 1992 les inondations de Vaison la Romaine ont causé la mort de 47 personnes, 36 morts dans l’Aude en 1999.

Ce décompte macabre doit cesser, des mesures doivent être prises dans les communes et dans la notre en particulier très exposée au danger d’inondations. Tous les experts sont d’accord sur le diagnostic et sur les mesures à prendre : l’urbanisation doit être maîtrisée et contenue.  » Plus jamais ça  » claironnent de nombreux élus devant les caméras après chaque catastrophe, ces déclarations faites la main sur le coeur ne doivent pas être oubliées dès que l’émotion est retombée. 

Et pourtant, notre commune semble atteinte, elle aussi par un développement urbanistique débridé : démolition de villas pour remplacer ces constructions individuelles par des immeubles de plusieurs logements, avec bien sûr utilisation des réseaux existants (coût moindre pour l’aménageur !), atteinte aux zones humides alors que la préservation et la gestion de ces zones sont d’intérêt général  (code environnement art.L211-1-1). Ces zones ont un rôle d’éponge, elles régulent de manière efficace les régimes hydrologiques et diminuent l’intensité des crues, l’artificialisation des sols représente un véritable danger pour les habitants lors des crues et doit être limitée. Il est temps que nos représentants élus prennent conscience des dangers que représente une urbanisation sans limites et menée sans aucune concertation.

Sur notre commune comme de nombreux experts l’ont écrit, l’urbanisation  ne doit pas franchir la rivière de l’Abat, c’est rédhibitoire. En particulier, je citerai comme exemple, la construction d’un immeuble de 36 logements à une dizaine de mètres de la rive gauche de la rivière de l’Abat, je n’ai pas vu à proximité l’affichage du permis de construire (peut être que ma vue liée à mon grand  âge baisse…!). En revanche des travaux de déplacement et de confortement sur cette même berge ont été réalisés sur une longueur supérieure à 20 mètres, donc normalement soumis à déclaration loi sur l’eau ( art.L214.1 rubrique 3.1.4.0.) sans aucune information et publicité de la décision préfectorale.

A se demander si le dossier de déclaration a été déposé…! A suivre…

Georges Tura

Comment préserver l’environnement à l’échelle d’Argelès

L’exotisme était de bon ton à certaines époques. Il semblerait que sur ce point rien n’ait changé. On donne souvent des recettes pour préserver l’environnement à plus de 10 000 kms de chez nous, mais quid de la faune et la flore ici à Argelès ?

Je refuse que les cordonniers soient les plus mal chaussés. Il faut être cohérent avec ses valeurs, il est toujours possible de les appliquer à son mode de vie. En tout premier lieu, donner l’exemple. 

L’exemple dans l’aide apportée aux agriculteurs pour développer les circuits courts et une alimentation saine pour tous. 

L’exemple en préservant de la construction des secteurs sensibles comme le sud de la rivière de l’Abat, les Conques, le piémont des Albères. L’exemple dans l’aménagement de notre village. Le refus de la bétonisation à outrance des dernières années provoquant des îlots de chaleur (Gambetta, Libération, Herriot). Autre chose est possible : visitez Céret, Thuir, Rivesaltes. Regardez les aménagements végétalisés de places (platanes), de rues réalisés ces 5 dernières années. 

L’exemple dans les déplacements sur le territoire.    

L’exemple dans la transition écologique, l’exemple par l’achat de véhicules électriques ou hybrides (dans le cadre de l’action publique et pour les particuliers). L’exemple par l’installation de chauffe-eau solaire dans la construction de vestiaires sportifs (stade Cantona). L’exemple dans les économies d’énergies. 

L’exemple par un tourisme de proximité 4 saisons.  

Je pourrais citer une multitude d’exemples. Argelès change en mal et je crains le pire

J’ai été candidat aux dernières municipales pour changer les choses, particulièrement pour préserver notre environnement et donner l’exemple d’une cohérence entre sentiment, idée et action. Battu, je continue de me battre pour défendre mes convictions, mes valeurs, une autre vision Argelès. Une autre façon d’envisager la politique, une autre manière d’aménager Argelès.

Pour nous, pour les générations futures ! 

Charles Campigna, élu d’opposition du conseil municipal d’Argelès. 

Suppression des vols Perpignan-Paris : le refus d’anticiper de la Municipalité

Lors du Conseil Municipal du 24 septembre 2020, notre groupe a proposé à la municipalité une motion pour s’élever contre la décision unilatérale et sans aucune concertation (tant avec le Gouvernement qu’avec les Elus locaux) de la compagnie Air France de diminuer fortement la fréquence des vols entre Perpignan et Paris, et notamment contre la suppression du vol « night stop » qui permet un aller-retour dans la journée.

Après échanges, il avait été acté d’en débattre au Conseil Municipal suivant, le temps pour chacun d’apporter ses arguments.

Nous avons donc à nouveau abordé cette question lors de la séance du 22 octobre, en soulignant la nécessité que les collectivités se mobilisent pour apporter un soutien à la Présidente de Région dans son action pour le maintien de ces vols.

Le Maire nous a apporté une fin de non recevoir, précisant qu’il attendait la suppression de ces rotations pour engager une réflexion. Une absence d’anticipation flagrante, et lourde de conséquences. Un manque de volonté politique. Or, nous savons tous qu’une fois ces vols supprimés, il sera trop tard pour négocier et espérer leur reprise.

Certes, nous entendons la nécessaire prise en compte de la question environnementale, de la transition écologique, des modes de déplacements alternatifs. Nous pouvons aussi comprendre le devoir pour chacun de revoir ses modalités de travail (télétravail, visioconférence,…).

Cependant, notre Département souffre aujourd’hui d’un manque crucial de transports alternatifs. Comment le rendre attractif dans ces conditions, surtout pour notre économie qui a tant besoin de se développer dans les Pyrénées Orientales ?

Cette réponse du Maire d’Argelès-sur-Mer, qui plus est, Président de la Communauté de Communes, n’est pas à la hauteur des enjeux économiques et touristiques de notre bassin de vie.

Charles Campigna, Patricia Nadal
Elus d’opposition à la Mairie d’Argelès-sur-Mer

Argelès : l’absente du Plan de relance

Où sont les aides de l’État pour Argelès la Naturelle ?

Dans le cadre du plan de relance « France Relance », la Région Occitanie obtient 90,6 millions d’euros pour « soutenir l’investissement des collectivités locales et relancer la commande publique ».

La Plus grosse enveloppe pour les Pyrénées-Orientales

Concrètement, cette somme importante financera 450 projets (à hauteur de quelque 200 000 euros par projet en moyenne) autour de trois thèmes : la transition écologique, la résilience sanitaire et le patrimoine.

Les 13 départements d’Occitanie sont concernés et ce sont les Pyrénées-Orientales qui obtiennent la plus grosse enveloppe de la région : 11,3 millions d’euros dont 3 millions pour le seul Centre de préparation à la Haute performance de Font-Romeu (d’un coût total de 30 millions avec maîtrise d’oeuvre Région Occitanie). Il s’agit du plus gros projet soutenu de toute la région. Le département de l’Aude, lui, bénéficie d’une enveloppe totale de 9 millions d’euros.

Lors du conseil municipal du 24 septembre 2020, nous avions demandé quels étaient les projets présentés par la mairie pour bénéficier de ces fonds. Le Maire nous avait assuré que tout était mis en œuvre pour qu’Argelès profite des aides de l’État, d’autant que les projets ne manquaient pas avec Argelès la Naturelle.  

Cependant, le lundi 26 octobre, l’État présentait officiellement les 450 projets retenus pour son plan de relance dans la région Occitanie. Parmi toutes ces propositions, 613 232 € pour la ville de Prades avec deux projets sur la thématique de la transition écologique.

Rien pour Argelès ! Absence de projets ? Projets insuffisamment préparés ? Projets non retenus ? On ne peut que s’interroger sur les raisons, mais le constat est qu’une fois encore Argelès ne bénéficiera pas de ces aides, au détriment des finances communales, et par conséquent au détriment de tous les Argelésiens.

Charles Campigna, Patricia Nadal
Elus d’opposition

Route Notre-Dame-De-Vie

Personne ne discutera du bien fondé de cet aménagement. Par contre, comme l’atteste la photo ci-dessous, aucune subvention que ce soit du Département, de la Région ou de l’Etat n’est mentionnée.

Comment est-il encore possible de laisser au passage environ 30% d’aides ? En effet, pour un aménagement paysagé comme c’est le cas, les subventions sont d’un montant d’environ 30%. Mais cela nécessite d’en faire la demande et de travailler avec les services de l’Etat et les autres collectivités territoriales.

Totalement incompréhensible ou total amateurisme du maire actuel ? Il est facile pour un maire de réaliser des aménagements, si on ne regarde pas à la dépense. Dans la période de crise que nous vivons aujourd’hui, toutes les possibilités de subventions doivent être recherchées.  

Charles Campigna

Derrière les caricatures, notre liberté

Tuer pour la publication de caricatures montre exemplairement comment la liberté d’expression est tuée dans l’œuf. Car sous couvert de dessins, c’est bien de notre liberté dont il s’agit. Celle pour laquelle nos ancêtres se sont battus et pour laquelle certains sont morts.

Céder aujourd’hui en retirant les caricatures serait faire preuve de faiblesse et de soumission. Liberté, Égalité, Fraternité : Ce sont des valeurs avec lesquelles il est impossible de transiger.

Or, ces extrémistes tuent sur notre sol et tentent de les remettre en cause. Sont-ils de simples éclaireurs envoyés pour tester le peuple français dans sa faiblesse ou sa capacité de faire front collectivement ? Si le projet de ces intégristes reste obscur, son effet immédiat est de semer le trouble et la violence. Tout est fait pour nous déstabiliser. Les intégristes s’attachent à discréditer les valeurs de notre République par la simplification et la terreur.

La raison pour laquelle nous devons nous attaquer à la racine de ce mal et ne jamais baisser la garde est qu’il en va de notre mode de vie, de notre civilisation. La compromission est inenvisageable. Si nous ne prenons pas conscience de cette peste, si nos dirigeants européens ne font pas preuve de fermeté, nous nous dirigeons tout droit vers des gouvernements populistes. 

Nous avons un modèle de société qui n’est pas parfait. Depuis 1789, nous l’avons construit pierre par pierre, patiemment. Quelquefois avec difficulté, quelquefois dans la souffrance. Mais toujours avec une envie de liberté qui nous a permis de faire de notre modèle social, un modèle souvent envié des peuples opprimés de par le monde. Un modèle politique où chacun peut s’exprimer, se déplacer, voter en toute liberté.

Défendons-le ! Gardons-le ! Vive la République ! Vive la France !

Charles Campigna 

Le billet de Charles Campigna

Des policiers maltraités, tués, des pompiers insultés, des élus brutalisés, un enseignant décapité, des catholiques assassinés dans une basilique, mais où va notre République libre, égalitaire, fraternelle ?

Depuis plus de 30 ans, les valeurs de la République tombent en désuétude dans la plus grande indifférence. Puis dans la même série : la laïcité est galvaudée ; les banlieues ont tendance à devenir des zones de non droit ; les enseignants ont les plus grandes difficultés à exercer leur métier.

Résultat : la République recule sur tout le territoire. Je dirai même mieux, on récolte ce qu’on a semé, d’avoir sous-estimé, d’avoir accepté certains faits, comme le voile à l’école, la burqa à la piscine… chez beaucoup qui n’ont plus ou jamais eu les valeurs Républicaines. 

Les familles doivent éduquer leurs enfants, l’école de la République les instruire dans la rigueur, la fermeté, le respect d’autrui, hors de toutes religions. Les cibles de tous les intégristes sont la jeunesse, le système éducatif, la liberté d’expression.

Ce sont des barbares. Si des extrémistes attaquent notre république, c’est que depuis plus de 30 ans, nous faisons preuve d’une part de faiblesse, d’angélisme, particulièrement à gauche.  Notre école républicaine a été attaquée avec tout ce qu’elle représente pour imposer une pensée, une religion, un Dieu. La République est au-dessus de toute religion.  

Aujourd’hui il faut agir avec raison, fermeté, la laïcité ne se négocie pas.  Personne ne peut  gouverner sans que le peuple ne se soit exprimé librement, n’ait voté dans le secret de l’isoloir après un échange libre. Il faut rétablir une laïcité totale, garante de paix et d’avenir. Tout signe religieux doit être retiré de toutes les écoles de la République et des lieux publics.  Il faut lutter contre la radicalisation, contre ceux qui attisent la haine, la violence et ne pas utiliser les mêmes outils que ceux contre qui on lutte aujourd’hui. La démocratie demain est à ce prix. 

Aujourd’hui nous devons constater qu’au fil du temps, inexorablement cela va de plus en plus mal. Tout citoyen, quelle que soit sa confession, est républicain avant tout. Être républicain implique d’avoir des droits et des devoirs. La République doit reprendre la main. Sinon, on se dirige tout droit vers la guerre où les extrémistes aimeraient bien nous entraîner. Comme tous les faibles, ils n’existent que grâce à la violence. Face à  l’intolérance : la liberté d’expression ; Face à la barbarie : nos démocraties ; Face à la violence : la fermeté de nos convictions.

Et par-dessus tout, que notre République soit la garante de notre monde, un monde de liberté et de paix. 

Charles Campigna

MADRID : LA DROITE ET L’EXTRÊME DROITE DÉBAPTISENT DES RUES

Le 29 septembre 2020, la majorité municipale de la capitale espagnole a décidé de débaptiser les rues portant le nom d’Indalecio Prieto et de Francisco Largo Caballero.

Indalecio Prieto et Francisco Largo Caballero, responsables socialistes espagnols de l’entre-deux-guerres, ont été en première ligne pour tenter de faire face à l’assaut brutal des généraux d’extrême droite contre la République de 1936 à 1939. Le caudillo, Francisco Franco, grâce au soutien des troupes fascistes italiennes et de l’aviation nazie, l’ayant emporté, Indalecio Prieto et Largo Caballero, comme beaucoup d’autres, ont pris la route de l’exil. Le Mexique pour Prieto, où il est mort en 1962. Le camp de concentration de Sachsenhausen-Orianenburg pour Largo Caballero, livré par la police de Vichy aux autorités hitlériennes. Revenu très amoindri d’Allemagne, Largo Caballero est mort à Paris en 1946.

Les conseillers municipaux des partis Vox (extrême droite), Parti Populaire (droite), et Ciudadanos (droite) ont abusé de leur légitimité élective pour renverser preuves et valeurs démocratiques. Selon Javier Ortega Smith, orateur municipal du parti Vox, Indalecio Prieto et Largo Caballero, «  personnages sinistres, antidémocratiques, criminels  », doivent disparaître de la nomenclature des rues madrilènes. «  Tous deux  », a-t-il ajouté, «  sont représentatifs de totalitarismes […] et n’ont pas leur place dans les rues de Madrid  ». Son collègue du Parti populaire, Borja Fanjul, a présenté la décision comme une réponse au gouvernement de Pedro Sanchez (PSOE/Podemos) auteur, selon lui, d’un «  spectacle macabre  », le retrait des restes du dictateur Franco du sanctuaire qu’il avait fait construire près de Madrid, au Valle de los Caidos, par plusieurs milliers de prisonniers républicains.

Au mépris de la vérité et des valeurs démocratiques de la Constitution espagnole, les auteurs de cette résolution municipale ont justifié leur initiative en s’appuyant sur l’article 15 de la loi de mémoire historique adoptée en 2007. Cet article demande «  aux administrations publiques […] de prendre toute mesure visant à retirer écussons, insignes, plaques et autres objets ou mentions commémoratives d’exaltation personnelle ou collective du soulèvement militaire de la guerre civile et de la répression de la dictature  ».

Le renversement des valeurs sous-entendu par le vote des droites espagnoles relève peut-être pour certains de l’ignorance validée par les batailles partisanes. Mais d’autres – ce qui est plus préoccupant pour l’état de la démocratie espagnole – le défendent au nom de la victoire militaire remportée sur la République par les factieux en 1939. Macarena Olona, secrétaire générale du groupe parlementaire Vox au Congrès des députés, a revendiqué de façon implicite une légitimité franquiste supérieure, une semaine avant le vote de ses amis politiques madrilènes, en ces termes : «  [le gouvernement] prétend gagner par une loi [la loi de mémoire démocratique] ce qu’ils ont perdu sur le champ de bataille  ».

La réconciliation démocratique imaginée au moment de la transition (entre 1975 et 1978) avait fait la part belle aux héritiers de la dictature. Une sorte d’«  Alzheimer  » avait été consentie par les victimes de l’arbitraire franquiste en échange des libertés. Les démocrates avaient été pardonnés mais non réhabilités. Les familles des 130 000 disparus avaient été priées d’accepter l’oubli.

Quarante-cinq ans après la mort du dictateur, l’État prétend donner un nom aux victimes disparues, effacer les condamnations des démocrates, rendre hommage aux défenseurs de la République, demander à la famille du caudillo la restitution de biens publics mal acquis, et suspendre la contribution financière de l’État perpétuant un sanctuaire dédié à un liberticide.

Les droites espagnoles s’y refusent. Le renversement impudique et assumé des faits et des valeurs par l’alliance Vox-Parti populaire-Ciudadanos a pris les démocrates par surprise. Les générations actuelles, celles qui connaissent mal Franco, résultat de quarante ans d’oubli consenti, contestent bien souvent à l’excès leur démocratie imparfaite, au risque de valider des mises à niveau qui n’ont pas lieu d’être entre putschistes et démocrates, entre dictature et république.

08/10/2020
Jean-Jacques Kourliandsky 

Exonération des droits de terrasse

Lors du dernier conseil municipal, (duquel j’étais absent) la décision d’exonérer les taxes d’occupation du domaine public a été votée. 

Sur la forme : J’aurais souhaité, avant cette prise de décision en conseil municipal, que tous les acteurs : propriétaires, gérant(e)s, commerçant(e)s, élu(e)s majorité et opposition puissent en débattre librement pour prendre la meilleure décision pour Argelès.   
J’aurais également souhaité être informé de la réunion élus / commerçants / CCI du lundi 19 octobre afin d’y participer. Le jour du conseil municipal, la décision était prise, puisque le maire l’avait annoncé aux commerçants, les jeux étaient faits. Ce mode de fonctionnement de la majorité municipale -sans aucune consultation- transparence- me choque profondément. 

Sur le fond : Les grands perdants sont les commerçants ouverts à l’année avec une réduction de 30% seulement. Comment peuvent-ils fournir un effort sur l’emploi, l’animation et la vie du village douze mois durant ? Un commerce ouvert à l’année dans un village équivaut à plus de sécurité, engendre plus de lien social, signifie plus de vie. D’autre part, l’état d’urgence a été prolongé, et personne ne peut se targuer de savoir de quoi demain sera fait, personne ne peut se prévaloir de lendemains qui chantent. Les commerçants ouverts à l’année sont là, et c’est maintenant qu’il faut les aider par des actes forts. 
 
Proposition : La réduction des taxes d’occupation du domaine public pour les commerçants ouverts à l’année aurait dû être de 60%. D’autant que la municipalité ne fait pas un réel effort, comme énoncé devant les commerçants eux-mêmes. 360000 euros sont nettement inférieurs, à la dépense réelle que fait la municipalité les années précédentes, personnel saisonnier non embauché, animations inexistantes jusqu’à la fin de l’année, Déferlantes…. 

Avenir : La municipalité doit arrêter de subir, en cette période difficile, elle doit être force de proposition, d’accompagnement, d’écoute, fédératrice pour re-dynamiser le commerce local. Tous ensemble trouver des idées, travailler, pour protéger l’emploi et garder nos commerces ouverts.  

Charles Campigna,
Elu d’opposition du conseil municipal d’Argelès-sur-mer.