Mille trois cents logements supplémentaires dans les huit prochaines années ! Je dis STOP

Une catastrophe environnementale, sociale, économique pour Argelès : un amoindrissement de la qualité de vie pour tous les Argelésiens aujourd’hui, et pour nos enfants demain !

Voilà pourquoi j’ai voté contre et totalement opposé, au plan local d’urbanisme de toute la majorité municipale. 

Si on entre dans le détail : les terrains au sud de la rivière de l’Abat en allant vers le Racou doivent rester totalement inconstructibles, particulièrement pour des raisons de sécurité des biens et des personnes mais aussi environnementales. 
Construire une nouvelle zone au nord de la quatre voies est une aberration ! Où va-t-on s’arrêter ? Au Boulou ! Quelles seront les conséquences des eaux pluviales sur les 15 hectares urbanisables à Neguebous.  Toute cette urbanisation va enlaidir notre village ? enlaidir nos entrées de ville, bien pire hélas ! Cette politique qui ne jure que par le profit et se faisant en dépit du bon sens va tout simplement défigurer, et surtout insécuriser Argelès. A contrario de ces décisions du pire : il faut acheter des maisons dans le centre du village, les aménager confortablement pour des familles Argelésiennes. Voilà l’avenir ! Dynamiser le cœur d’Argelès autour de la place, de la rue de la République, avenue de la Libération, route nationale, mais aussi pour plus de sécurité. Au lieu de créer de nouveaux quartiers, commençons par aménager, entretenir et sécuriser l’existant. 

Charles Campigna, conseiller d’opposition du conseil municipal d’Argelès 

Comment préserver l’environnement à l’échelle d’Argelès

L’exotisme était de bon ton à certaines époques. Il semblerait que sur ce point rien n’ait changé. On donne souvent des recettes pour préserver l’environnement à plus de 10 000 kms de chez nous, mais quid de la faune et la flore ici à Argelès ?

Je refuse que les cordonniers soient les plus mal chaussés. Il faut être cohérent avec ses valeurs, il est toujours possible de les appliquer à son mode de vie. En tout premier lieu, donner l’exemple. 

L’exemple dans l’aide apportée aux agriculteurs pour développer les circuits courts et une alimentation saine pour tous. 

L’exemple en préservant de la construction des secteurs sensibles comme le sud de la rivière de l’Abat, les Conques, le piémont des Albères. L’exemple dans l’aménagement de notre village. Le refus de la bétonisation à outrance des dernières années provoquant des îlots de chaleur (Gambetta, Libération, Herriot). Autre chose est possible : visitez Céret, Thuir, Rivesaltes. Regardez les aménagements végétalisés de places (platanes), de rues réalisés ces 5 dernières années. 

L’exemple dans les déplacements sur le territoire.    

L’exemple dans la transition écologique, l’exemple par l’achat de véhicules électriques ou hybrides (dans le cadre de l’action publique et pour les particuliers). L’exemple par l’installation de chauffe-eau solaire dans la construction de vestiaires sportifs (stade Cantona). L’exemple dans les économies d’énergies. 

L’exemple par un tourisme de proximité 4 saisons.  

Je pourrais citer une multitude d’exemples. Argelès change en mal et je crains le pire

J’ai été candidat aux dernières municipales pour changer les choses, particulièrement pour préserver notre environnement et donner l’exemple d’une cohérence entre sentiment, idée et action. Battu, je continue de me battre pour défendre mes convictions, mes valeurs, une autre vision Argelès. Une autre façon d’envisager la politique, une autre manière d’aménager Argelès.

Pour nous, pour les générations futures ! 

Charles Campigna, élu d’opposition du conseil municipal d’Argelès. 

Suppression des vols Perpignan-Paris : le refus d’anticiper de la Municipalité

Lors du Conseil Municipal du 24 septembre 2020, notre groupe a proposé à la municipalité une motion pour s’élever contre la décision unilatérale et sans aucune concertation (tant avec le Gouvernement qu’avec les Elus locaux) de la compagnie Air France de diminuer fortement la fréquence des vols entre Perpignan et Paris, et notamment contre la suppression du vol « night stop » qui permet un aller-retour dans la journée.

Après échanges, il avait été acté d’en débattre au Conseil Municipal suivant, le temps pour chacun d’apporter ses arguments.

Nous avons donc à nouveau abordé cette question lors de la séance du 22 octobre, en soulignant la nécessité que les collectivités se mobilisent pour apporter un soutien à la Présidente de Région dans son action pour le maintien de ces vols.

Le Maire nous a apporté une fin de non recevoir, précisant qu’il attendait la suppression de ces rotations pour engager une réflexion. Une absence d’anticipation flagrante, et lourde de conséquences. Un manque de volonté politique. Or, nous savons tous qu’une fois ces vols supprimés, il sera trop tard pour négocier et espérer leur reprise.

Certes, nous entendons la nécessaire prise en compte de la question environnementale, de la transition écologique, des modes de déplacements alternatifs. Nous pouvons aussi comprendre le devoir pour chacun de revoir ses modalités de travail (télétravail, visioconférence,…).

Cependant, notre Département souffre aujourd’hui d’un manque crucial de transports alternatifs. Comment le rendre attractif dans ces conditions, surtout pour notre économie qui a tant besoin de se développer dans les Pyrénées Orientales ?

Cette réponse du Maire d’Argelès-sur-Mer, qui plus est, Président de la Communauté de Communes, n’est pas à la hauteur des enjeux économiques et touristiques de notre bassin de vie.

Charles Campigna, Patricia Nadal
Elus d’opposition à la Mairie d’Argelès-sur-Mer

Argelès : l’absente du Plan de relance

Où sont les aides de l’État pour Argelès la Naturelle ?

Dans le cadre du plan de relance « France Relance », la Région Occitanie obtient 90,6 millions d’euros pour « soutenir l’investissement des collectivités locales et relancer la commande publique ».

La Plus grosse enveloppe pour les Pyrénées-Orientales

Concrètement, cette somme importante financera 450 projets (à hauteur de quelque 200 000 euros par projet en moyenne) autour de trois thèmes : la transition écologique, la résilience sanitaire et le patrimoine.

Les 13 départements d’Occitanie sont concernés et ce sont les Pyrénées-Orientales qui obtiennent la plus grosse enveloppe de la région : 11,3 millions d’euros dont 3 millions pour le seul Centre de préparation à la Haute performance de Font-Romeu (d’un coût total de 30 millions avec maîtrise d’oeuvre Région Occitanie). Il s’agit du plus gros projet soutenu de toute la région. Le département de l’Aude, lui, bénéficie d’une enveloppe totale de 9 millions d’euros.

Lors du conseil municipal du 24 septembre 2020, nous avions demandé quels étaient les projets présentés par la mairie pour bénéficier de ces fonds. Le Maire nous avait assuré que tout était mis en œuvre pour qu’Argelès profite des aides de l’État, d’autant que les projets ne manquaient pas avec Argelès la Naturelle.  

Cependant, le lundi 26 octobre, l’État présentait officiellement les 450 projets retenus pour son plan de relance dans la région Occitanie. Parmi toutes ces propositions, 613 232 € pour la ville de Prades avec deux projets sur la thématique de la transition écologique.

Rien pour Argelès ! Absence de projets ? Projets insuffisamment préparés ? Projets non retenus ? On ne peut que s’interroger sur les raisons, mais le constat est qu’une fois encore Argelès ne bénéficiera pas de ces aides, au détriment des finances communales, et par conséquent au détriment de tous les Argelésiens.

Charles Campigna, Patricia Nadal
Elus d’opposition

Route Notre-Dame-De-Vie

Personne ne discutera du bien fondé de cet aménagement. Par contre, comme l’atteste la photo ci-dessous, aucune subvention que ce soit du Département, de la Région ou de l’Etat n’est mentionnée.

Comment est-il encore possible de laisser au passage environ 30% d’aides ? En effet, pour un aménagement paysagé comme c’est le cas, les subventions sont d’un montant d’environ 30%. Mais cela nécessite d’en faire la demande et de travailler avec les services de l’Etat et les autres collectivités territoriales.

Totalement incompréhensible ou total amateurisme du maire actuel ? Il est facile pour un maire de réaliser des aménagements, si on ne regarde pas à la dépense. Dans la période de crise que nous vivons aujourd’hui, toutes les possibilités de subventions doivent être recherchées.  

Charles Campigna

Exonération des droits de terrasse

Lors du dernier conseil municipal, (duquel j’étais absent) la décision d’exonérer les taxes d’occupation du domaine public a été votée. 

Sur la forme : J’aurais souhaité, avant cette prise de décision en conseil municipal, que tous les acteurs : propriétaires, gérant(e)s, commerçant(e)s, élu(e)s majorité et opposition puissent en débattre librement pour prendre la meilleure décision pour Argelès.   
J’aurais également souhaité être informé de la réunion élus / commerçants / CCI du lundi 19 octobre afin d’y participer. Le jour du conseil municipal, la décision était prise, puisque le maire l’avait annoncé aux commerçants, les jeux étaient faits. Ce mode de fonctionnement de la majorité municipale -sans aucune consultation- transparence- me choque profondément. 

Sur le fond : Les grands perdants sont les commerçants ouverts à l’année avec une réduction de 30% seulement. Comment peuvent-ils fournir un effort sur l’emploi, l’animation et la vie du village douze mois durant ? Un commerce ouvert à l’année dans un village équivaut à plus de sécurité, engendre plus de lien social, signifie plus de vie. D’autre part, l’état d’urgence a été prolongé, et personne ne peut se targuer de savoir de quoi demain sera fait, personne ne peut se prévaloir de lendemains qui chantent. Les commerçants ouverts à l’année sont là, et c’est maintenant qu’il faut les aider par des actes forts. 
 
Proposition : La réduction des taxes d’occupation du domaine public pour les commerçants ouverts à l’année aurait dû être de 60%. D’autant que la municipalité ne fait pas un réel effort, comme énoncé devant les commerçants eux-mêmes. 360000 euros sont nettement inférieurs, à la dépense réelle que fait la municipalité les années précédentes, personnel saisonnier non embauché, animations inexistantes jusqu’à la fin de l’année, Déferlantes…. 

Avenir : La municipalité doit arrêter de subir, en cette période difficile, elle doit être force de proposition, d’accompagnement, d’écoute, fédératrice pour re-dynamiser le commerce local. Tous ensemble trouver des idées, travailler, pour protéger l’emploi et garder nos commerces ouverts.  

Charles Campigna,
Elu d’opposition du conseil municipal d’Argelès-sur-mer. 

Brasserie Cap d’Ona : un avenir à Argelès ?

Suite à l’article paru dans la presse le 14 octobre 2020, concernant l’entreprise Cap d’Ona, quelques remarques :

1) Comme à son habitude, le Maire actuel n’est responsable de rien, il accuse son prédécesseur,
2) Les gérants de l’entreprise Cap d’Ona ont sollicité le Maire actuel à plusieurs reprise,
3) D’ailleurs, il mentionne dans son intervention que les gérants de Cap d’Ona ont envoyé un courrier au responsable en charge du développement économique de la Communauté de Communes. Or, qui a en charge le développement économique à la CdC si ce n’est le Maire d’Argelès, actuel Président de cette même CdC. On croit rêver !
4) Le rôle du Maire était, dès le lendemain des municipales, de réunir tous les acteurs concernés par cette question : Cap d’Ona, la CdC, la Mairie, pour faire un état des lieux de leur situation et de leur avenir sur Argelès.

Ne perdons pas de vue qu’une des difficultés principales dans ce dossier réside dans le fait que le Plan Local d’Urbanisme (PLU) présenté par la commune a été rejeté en juillet 2019 par le Préfet. De ce fait, le Maire d’Argelès ne peut aujourd’hui proposer aucun terrain à la brasserie Cap d’Ona.

Argelès est réputée pour son tourisme, elle possède aussi des entreprises de haute valeur : faisons-le savoir et défendons les pour qu’elles restent sur le territoire de notre commune.

Conclusion : Un Maire, un Président d’Intercommunalité doit avant tout travailler, anticiper et avoir envie de soutenir le développement de son territoire.

L’économie en est un pilier indispensable de l’avenir de notre territoire. Ne laissons pas partir nos fleurons sur d’autres territoires au détriment du nôtre.

Charles Campigna, Patricia Nadal, Guy Esclopé

Subventions aux associations

Lors du dernier conseil municipal du 24 septembre, j’ai voté contre les subventions aux associations. Cela peut paraître surprenant, mais je refuse de signer un chèque en blanc comme nous le demande la majorité municipale du maire actuel. Toutes les dépenses municipales méritent  une  totale transparence. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. 

Est-il normal de voter la deuxième partie des subventions aux associations, sans connaître les montants versés au budget primitif à ces mêmes associations ? NON. Est-il normal de voter des subventions aux associations sans connaître les montants versés en 2019 aussi bien au budget primitif qu’au budget  supplémentaire ? NON. Est-il normal de voter dans un même lot, les subventions aux associations sportives, culturelles ? NON.  Est-il normal qu’il n’y ait eu aucun débat pour l’augmentation ou pas de l’enveloppe globale aux associations en conseil municipal ?  NON.

Je refuse d’être mis devant le fait accompli, quelle qu’en soit la cause, les projets. Je regrette l’absence d’une commission des sports. Je regrette l’absence d’une commission culture. Les décisions appartiennent à la majorité municipale, je le sais. La transparence, particulièrement financière pour tous les conseillers municipaux, doit être de mise. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. 

Charles Campigna,
Élu d’opposition au conseil municipal d’Argelès. 

Véolia veut lancer une OPA de 10 milliards d’€uros sur Suez : Argelès avait tout prévu dès 2002.

Aujourd’hui Véolia, le mastodonte aux 178.000 salariés, spécialisé dans la gestion des déchets et de l’eau, a lancé une OPA sur Suez, entreprise du même secteur (90.000 salariés), dont 32% du capital est détenu par Engie. 

L’ambition de VEOLIA : créer un champion mondial des services à l’environnement.  Avec son OPA, Veolia espère donc asseoir durablement son hégémonie mondiale face à la montée en puissance d’un rival chinois, Beijing Capital Group. 

Une casse sociale qui risque d’être importante. Veolia et Suez, c’est avant tout une histoire de rivalité vieille d’un siècle et demi, quand les deux sociétés s’appelaient respectivement la Compagnie générale des eaux (les argelésiens se rappellent de cette compagnie avec Robert Maury, Sébastien Casteiltort, Georges Gouges, Serge Surjus…)  et la Lyonnaise des eaux et de l’éclairage

Aujourd’hui, Suez compte se battre pour éviter la fusion et ce, pour deux raisons :

1.       La première et principale crainte reste le haut-risque de casse sociale, dénoncée par les syndicats qui craignent un plan social massif qui menacerait 30.000 emplois en France.

2.       La deuxième crainte est financière. La direction de Suez estime que les 500 millions d’euros d’économies souhaités dans le cadre du projet de Veolia n’auraient pas l’impact espéré. 

Dans ce contexte, un léger flottement a eu lieu au sein du gouvernement. Le Premier ministre Jean Castex  a indiqué qu’un rapprochement entre Veolia et Suez faisait « sens » tout en indiquant qu’il resterait vigilant sur le maintien de l’emploi en France. Qu’en sera t’il de cette phrase quand il quittera Matignon ? 

La fusion pose aussi un autre problème à l’Etat, et plus précisément à l’Autorité de la concurrence puisqu’un groupe Veolia-Suez serait en situation de quasi-monopole sur le secteur des « services collectifs » en France. Le Front républicain d’intervention contre la corruption (Fricc) et l’Association pour le contrat mondial de l’eau (Acme) ont saisi sur ce point l’Autorité de la concurrence mais aussi la Commission européenne.

Et Argelès dans tout ça ?  Tout d’abord un petit retour en arrière, la municipalité de Jean Carrère n’a renouvelé le contrat avec Véolia que pour an, 2001/2002  laissant la possibilité à la nouvelle municipalité de continuer avec Véolia ou de gérer l’eau potable en régie municipale. On avait le choix. 

Le passage en régie municipale tout le monde le voulait, mais personne (les autres municipalités) ne s’y était hasardé (encore aujourd’hui). Les élu(e)s ne sont pas souvent  formés pour diriger de telles structures parfaitement huilées avec des groupes privés. Et le passage privé/régie est compliqué. D’autant que Véolia arguait avec insistance que la tâche était pour le moins périlleuse et à grand risque pour les consommateurs.  

Pour cela il faut être bien entouré d’autres élus et particulièrement de techniciens, administratifs compétents, chevronnés et disponibles. 

Les élus et surtout le maire doivent être totalement désintéressés car les sollicitations de toutes parts sont nombreuses. 

La majorité municipale de gauche qui voulait le passage en régie plus que tout le monde, a écouté, concerté, coordonné une quantité inimaginable  de réunions, avec les techniciens de la compagnie de l’eau et ozone (Véolia), les syndicats, le personnel municipal, les élus, les Argelésiens.  

Une politique participative qui a permis d’aboutir au 1er janvier 2002 à « une gestion de l’eau confiée à la municipalité d’Argelès-sur-mer » et du coup transférée à la nouvelle communauté de communes des Albères.

Alors aujourd’hui on est loin du mariage Véolia/Suez. On sait qu’il n’y aura pas de licenciements dans la gestion de l’eau, de l’assainissement, des déchets du territoire et que les tarifs resteront bas. 

Mais faisons attention à l’avenir. Il faut continuer à être attentif, vigilant, rigoureux, et travailler dans l’intérêt de tous. Le prix de l’eau particulièrement doit rester bas, parce que l’eau est indispensable à la vie de tous les êtres vivants.  Il faut penser qu’aujourd’hui malgré des économies liées aux réductions des fuites (rendement supérieur à 80%) et une baisse de la consommation des usagers, le prix de l’eau a plutôt tendance à monter : en effet, même si la consommation baisse, les charges de fonctionnement sont élevées.

L’économie se fait sur la ressource (production + réduite)

On bascule le plus souvent régie/privé pour être plus tranquille, et certains élus croient encore que les compagnies fermières travaillent pour les usagers, alors qu’elles travaillent pour les seuls actionnaires. Les fuites augmentent, le prix de l’eau au consommateur aussi. 

Les compagnies fermières n’arrivent pas sur le marché par hasard, au contraire certains élus les aident bien. 

Si demain, Véolia est seul sur le marché, le prix de l’eau augmentera obligatoirement en faveur toujours des actionnaires. Il n’y a rien de pire que les monopoles. 

On ne remerciera donc jamais assez les élus courageux qui gèrent dans le sens Privé / Régie. 

Aujourd’hui, l’eau à Argelès-sur-mer est gérée par une régie à autonomie financière. La Communauté de Communes des Albères, de la Côte-Vermeille et de d’Illibéris assure ainsi la production, le transfert, la distribution, la facturation dans la commune. 

Merci à  tous les élus particulièrement d’hier et d’aujourd’hui (s’ils savent le conserver), aux techniciens, aux administratifs, aux Argelésiens. En quittant mon poste d’élu en 2014, j’avais dis « la chose la plus importante réalisée durant les deux mandats : l’eau potable en régie municipale » Cette phrase est toujours d’actualité aujourd’hui. 

Charles Campigna

Élu d’opposition au conseil municipal d’Argelès. 

Protéger la nature pour nous protéger

En quelques semaines, 2 catastrophes météorologiques, d’une ampleur soudaine et particulièrement violentes, ont tué et anéanti des territoires près de chez nous. 

On croit parfois que des travaux humains peuvent réguler de telles violences, mais tôt ou tard la nature reprend ses droits. La nature, on doit la protéger pour nous protéger. 

Aujourd’hui tous les élus, les Argelésiens, doivent avoir conscience que si on n’arrête pas de construire dans des zones sensibles, particulièrement autour du port, aux Conques, on se dirige tôt au tard vers une catastrophe. Ce secteur du sud d’Argelès  est un lien naturel environnemental formidable avec notre village. Des chênes plus que centenaires ne doivent pas laisser place à des immeubles, des parkings goudronnés comme sur l’avenue du 8 mai 45. 

Merci aux élus de l’époque qui ont su faire naître « Le Bois des Pins » en plein centre plage. Aujourd’hui, ce bois est la fierté de tous les Argelésiens. Pourtant, à l’époque, il était plus facile et surtout plus rentable d’y construire des villas. 

Pour des élus, il est plus facile de signer des permis de construire que de planter des arbres ou de les garder.  Pourquoi cette course effrénée au béton avec des prix du terrains nus qui dépassent les 100€ le M2 ? Cette bétonisation profite à une minorité, rend triste, révolte la grande majorité des Argelésiens et fait peser un risque immense, particulièrement pour nos enfants et les générations futures.  

Charles Campigna, élu d’opposition au conseil municipal d’Argelès  

Photo : Frédéric Hédelin