Derrière les caricatures, notre liberté

Tuer pour la publication de caricatures montre exemplairement comment la liberté d’expression est tuée dans l’œuf. Car sous couvert de dessins, c’est bien de notre liberté dont il s’agit. Celle pour laquelle nos ancêtres se sont battus et pour laquelle certains sont morts.

Céder aujourd’hui en retirant les caricatures serait faire preuve de faiblesse et de soumission. Liberté, Égalité, Fraternité : Ce sont des valeurs avec lesquelles il est impossible de transiger.

Or, ces extrémistes tuent sur notre sol et tentent de les remettre en cause. Sont-ils de simples éclaireurs envoyés pour tester le peuple français dans sa faiblesse ou sa capacité de faire front collectivement ? Si le projet de ces intégristes reste obscur, son effet immédiat est de semer le trouble et la violence. Tout est fait pour nous déstabiliser. Les intégristes s’attachent à discréditer les valeurs de notre République par la simplification et la terreur.

La raison pour laquelle nous devons nous attaquer à la racine de ce mal et ne jamais baisser la garde est qu’il en va de notre mode de vie, de notre civilisation. La compromission est inenvisageable. Si nous ne prenons pas conscience de cette peste, si nos dirigeants européens ne font pas preuve de fermeté, nous nous dirigeons tout droit vers des gouvernements populistes. 

Nous avons un modèle de société qui n’est pas parfait. Depuis 1789, nous l’avons construit pierre par pierre, patiemment. Quelquefois avec difficulté, quelquefois dans la souffrance. Mais toujours avec une envie de liberté qui nous a permis de faire de notre modèle social, un modèle souvent envié des peuples opprimés de par le monde. Un modèle politique où chacun peut s’exprimer, se déplacer, voter en toute liberté.

Défendons-le ! Gardons-le ! Vive la République ! Vive la France !

Charles Campigna 

Le billet de Charles Campigna

Des policiers maltraités, tués, des pompiers insultés, des élus brutalisés, un enseignant décapité, des catholiques assassinés dans une basilique, mais où va notre République libre, égalitaire, fraternelle ?

Depuis plus de 30 ans, les valeurs de la République tombent en désuétude dans la plus grande indifférence. Puis dans la même série : la laïcité est galvaudée ; les banlieues ont tendance à devenir des zones de non droit ; les enseignants ont les plus grandes difficultés à exercer leur métier.

Résultat : la République recule sur tout le territoire. Je dirai même mieux, on récolte ce qu’on a semé, d’avoir sous-estimé, d’avoir accepté certains faits, comme le voile à l’école, la burqa à la piscine… chez beaucoup qui n’ont plus ou jamais eu les valeurs Républicaines. 

Les familles doivent éduquer leurs enfants, l’école de la République les instruire dans la rigueur, la fermeté, le respect d’autrui, hors de toutes religions. Les cibles de tous les intégristes sont la jeunesse, le système éducatif, la liberté d’expression.

Ce sont des barbares. Si des extrémistes attaquent notre république, c’est que depuis plus de 30 ans, nous faisons preuve d’une part de faiblesse, d’angélisme, particulièrement à gauche.  Notre école républicaine a été attaquée avec tout ce qu’elle représente pour imposer une pensée, une religion, un Dieu. La République est au-dessus de toute religion.  

Aujourd’hui il faut agir avec raison, fermeté, la laïcité ne se négocie pas.  Personne ne peut  gouverner sans que le peuple ne se soit exprimé librement, n’ait voté dans le secret de l’isoloir après un échange libre. Il faut rétablir une laïcité totale, garante de paix et d’avenir. Tout signe religieux doit être retiré de toutes les écoles de la République et des lieux publics.  Il faut lutter contre la radicalisation, contre ceux qui attisent la haine, la violence et ne pas utiliser les mêmes outils que ceux contre qui on lutte aujourd’hui. La démocratie demain est à ce prix. 

Aujourd’hui nous devons constater qu’au fil du temps, inexorablement cela va de plus en plus mal. Tout citoyen, quelle que soit sa confession, est républicain avant tout. Être républicain implique d’avoir des droits et des devoirs. La République doit reprendre la main. Sinon, on se dirige tout droit vers la guerre où les extrémistes aimeraient bien nous entraîner. Comme tous les faibles, ils n’existent que grâce à la violence. Face à  l’intolérance : la liberté d’expression ; Face à la barbarie : nos démocraties ; Face à la violence : la fermeté de nos convictions.

Et par-dessus tout, que notre République soit la garante de notre monde, un monde de liberté et de paix. 

Charles Campigna

MADRID : LA DROITE ET L’EXTRÊME DROITE DÉBAPTISENT DES RUES

Le 29 septembre 2020, la majorité municipale de la capitale espagnole a décidé de débaptiser les rues portant le nom d’Indalecio Prieto et de Francisco Largo Caballero.

Indalecio Prieto et Francisco Largo Caballero, responsables socialistes espagnols de l’entre-deux-guerres, ont été en première ligne pour tenter de faire face à l’assaut brutal des généraux d’extrême droite contre la République de 1936 à 1939. Le caudillo, Francisco Franco, grâce au soutien des troupes fascistes italiennes et de l’aviation nazie, l’ayant emporté, Indalecio Prieto et Largo Caballero, comme beaucoup d’autres, ont pris la route de l’exil. Le Mexique pour Prieto, où il est mort en 1962. Le camp de concentration de Sachsenhausen-Orianenburg pour Largo Caballero, livré par la police de Vichy aux autorités hitlériennes. Revenu très amoindri d’Allemagne, Largo Caballero est mort à Paris en 1946.

Les conseillers municipaux des partis Vox (extrême droite), Parti Populaire (droite), et Ciudadanos (droite) ont abusé de leur légitimité élective pour renverser preuves et valeurs démocratiques. Selon Javier Ortega Smith, orateur municipal du parti Vox, Indalecio Prieto et Largo Caballero, «  personnages sinistres, antidémocratiques, criminels  », doivent disparaître de la nomenclature des rues madrilènes. «  Tous deux  », a-t-il ajouté, «  sont représentatifs de totalitarismes […] et n’ont pas leur place dans les rues de Madrid  ». Son collègue du Parti populaire, Borja Fanjul, a présenté la décision comme une réponse au gouvernement de Pedro Sanchez (PSOE/Podemos) auteur, selon lui, d’un «  spectacle macabre  », le retrait des restes du dictateur Franco du sanctuaire qu’il avait fait construire près de Madrid, au Valle de los Caidos, par plusieurs milliers de prisonniers républicains.

Au mépris de la vérité et des valeurs démocratiques de la Constitution espagnole, les auteurs de cette résolution municipale ont justifié leur initiative en s’appuyant sur l’article 15 de la loi de mémoire historique adoptée en 2007. Cet article demande «  aux administrations publiques […] de prendre toute mesure visant à retirer écussons, insignes, plaques et autres objets ou mentions commémoratives d’exaltation personnelle ou collective du soulèvement militaire de la guerre civile et de la répression de la dictature  ».

Le renversement des valeurs sous-entendu par le vote des droites espagnoles relève peut-être pour certains de l’ignorance validée par les batailles partisanes. Mais d’autres – ce qui est plus préoccupant pour l’état de la démocratie espagnole – le défendent au nom de la victoire militaire remportée sur la République par les factieux en 1939. Macarena Olona, secrétaire générale du groupe parlementaire Vox au Congrès des députés, a revendiqué de façon implicite une légitimité franquiste supérieure, une semaine avant le vote de ses amis politiques madrilènes, en ces termes : «  [le gouvernement] prétend gagner par une loi [la loi de mémoire démocratique] ce qu’ils ont perdu sur le champ de bataille  ».

La réconciliation démocratique imaginée au moment de la transition (entre 1975 et 1978) avait fait la part belle aux héritiers de la dictature. Une sorte d’«  Alzheimer  » avait été consentie par les victimes de l’arbitraire franquiste en échange des libertés. Les démocrates avaient été pardonnés mais non réhabilités. Les familles des 130 000 disparus avaient été priées d’accepter l’oubli.

Quarante-cinq ans après la mort du dictateur, l’État prétend donner un nom aux victimes disparues, effacer les condamnations des démocrates, rendre hommage aux défenseurs de la République, demander à la famille du caudillo la restitution de biens publics mal acquis, et suspendre la contribution financière de l’État perpétuant un sanctuaire dédié à un liberticide.

Les droites espagnoles s’y refusent. Le renversement impudique et assumé des faits et des valeurs par l’alliance Vox-Parti populaire-Ciudadanos a pris les démocrates par surprise. Les générations actuelles, celles qui connaissent mal Franco, résultat de quarante ans d’oubli consenti, contestent bien souvent à l’excès leur démocratie imparfaite, au risque de valider des mises à niveau qui n’ont pas lieu d’être entre putschistes et démocrates, entre dictature et république.

08/10/2020
Jean-Jacques Kourliandsky 

Exonération des droits de terrasse

Lors du dernier conseil municipal, (duquel j’étais absent) la décision d’exonérer les taxes d’occupation du domaine public a été votée. 

Sur la forme : J’aurais souhaité, avant cette prise de décision en conseil municipal, que tous les acteurs : propriétaires, gérant(e)s, commerçant(e)s, élu(e)s majorité et opposition puissent en débattre librement pour prendre la meilleure décision pour Argelès.   
J’aurais également souhaité être informé de la réunion élus / commerçants / CCI du lundi 19 octobre afin d’y participer. Le jour du conseil municipal, la décision était prise, puisque le maire l’avait annoncé aux commerçants, les jeux étaient faits. Ce mode de fonctionnement de la majorité municipale -sans aucune consultation- transparence- me choque profondément. 

Sur le fond : Les grands perdants sont les commerçants ouverts à l’année avec une réduction de 30% seulement. Comment peuvent-ils fournir un effort sur l’emploi, l’animation et la vie du village douze mois durant ? Un commerce ouvert à l’année dans un village équivaut à plus de sécurité, engendre plus de lien social, signifie plus de vie. D’autre part, l’état d’urgence a été prolongé, et personne ne peut se targuer de savoir de quoi demain sera fait, personne ne peut se prévaloir de lendemains qui chantent. Les commerçants ouverts à l’année sont là, et c’est maintenant qu’il faut les aider par des actes forts. 
 
Proposition : La réduction des taxes d’occupation du domaine public pour les commerçants ouverts à l’année aurait dû être de 60%. D’autant que la municipalité ne fait pas un réel effort, comme énoncé devant les commerçants eux-mêmes. 360000 euros sont nettement inférieurs, à la dépense réelle que fait la municipalité les années précédentes, personnel saisonnier non embauché, animations inexistantes jusqu’à la fin de l’année, Déferlantes…. 

Avenir : La municipalité doit arrêter de subir, en cette période difficile, elle doit être force de proposition, d’accompagnement, d’écoute, fédératrice pour re-dynamiser le commerce local. Tous ensemble trouver des idées, travailler, pour protéger l’emploi et garder nos commerces ouverts.  

Charles Campigna,
Elu d’opposition du conseil municipal d’Argelès-sur-mer. 

Il s’appelait Samuel Paty …

Dégoût, colère, sidération … difficile de trouver les mots pour qualifier l’acte barbare et lâche qui a causé la mort de cet enseignant vendredi soir. 

Il est urgent de témoigner notre soutien à nos enseignants qui défendent chaque jour et désormais au péril de leur vie les valeurs de notre république. 

Solidarité et dialogue : il est impératif de respecter les sensibilités, les croyances de chacun de nos concitoyens, c’est la base de la République laïque dans laquelle nous vivons. Mais rien ne doit remettre en question le débat d’idées, la liberté d’expression pour laquelle tant d’hommes et de femmes ont lutté. 

Rien ne doit excuser cette haine, ce terrorisme. Ne plions pas devant la peur ! 

Charles Campigna, Patricia Nadal, Guy Esclopé

Brasserie Cap d’Ona : un avenir à Argelès ?

Suite à l’article paru dans la presse le 14 octobre 2020, concernant l’entreprise Cap d’Ona, quelques remarques :

1) Comme à son habitude, le Maire actuel n’est responsable de rien, il accuse son prédécesseur,
2) Les gérants de l’entreprise Cap d’Ona ont sollicité le Maire actuel à plusieurs reprise,
3) D’ailleurs, il mentionne dans son intervention que les gérants de Cap d’Ona ont envoyé un courrier au responsable en charge du développement économique de la Communauté de Communes. Or, qui a en charge le développement économique à la CdC si ce n’est le Maire d’Argelès, actuel Président de cette même CdC. On croit rêver !
4) Le rôle du Maire était, dès le lendemain des municipales, de réunir tous les acteurs concernés par cette question : Cap d’Ona, la CdC, la Mairie, pour faire un état des lieux de leur situation et de leur avenir sur Argelès.

Ne perdons pas de vue qu’une des difficultés principales dans ce dossier réside dans le fait que le Plan Local d’Urbanisme (PLU) présenté par la commune a été rejeté en juillet 2019 par le Préfet. De ce fait, le Maire d’Argelès ne peut aujourd’hui proposer aucun terrain à la brasserie Cap d’Ona.

Argelès est réputée pour son tourisme, elle possède aussi des entreprises de haute valeur : faisons-le savoir et défendons les pour qu’elles restent sur le territoire de notre commune.

Conclusion : Un Maire, un Président d’Intercommunalité doit avant tout travailler, anticiper et avoir envie de soutenir le développement de son territoire.

L’économie en est un pilier indispensable de l’avenir de notre territoire. Ne laissons pas partir nos fleurons sur d’autres territoires au détriment du nôtre.

Charles Campigna, Patricia Nadal, Guy Esclopé

La nature d’Argelès en photos et en Circuit Court !

Argelès Photo Nature est une belle exposition de photos prises aux quatre coins du monde. Mais aujourd’hui, est-il opportun de parcourir le monde pour une exposition sur la promenade d’Argelès, aussi belle soit-elle ? 

Quel est son coût ? Heures d’avion et toute la pollution qui en découle pour réaliser une telle exposition, pour qui & quoi ? Le public est ravi, mais ne le serait-il pas autant et mieux s’il avait des photos de la région Occitanie, de la Catalogne, des gens qui y vivent et qui y travaillent.  Des Albères, du Vallespir, des Pyrénées, du littoral méditerannéen, de l’Aveyron, de toute l’Occitanie…. de toutes les espèces animales… 

On veut un tourisme de proximité, qui touche les gens et on communique sur un environnement à plus de 10 000KM de chez nous. Une totale hérésie aux frais du contribuable Argelésien.

 Charles Campigna

Subventions aux associations

Lors du dernier conseil municipal du 24 septembre, j’ai voté contre les subventions aux associations. Cela peut paraître surprenant, mais je refuse de signer un chèque en blanc comme nous le demande la majorité municipale du maire actuel. Toutes les dépenses municipales méritent  une  totale transparence. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. 

Est-il normal de voter la deuxième partie des subventions aux associations, sans connaître les montants versés au budget primitif à ces mêmes associations ? NON. Est-il normal de voter des subventions aux associations sans connaître les montants versés en 2019 aussi bien au budget primitif qu’au budget  supplémentaire ? NON. Est-il normal de voter dans un même lot, les subventions aux associations sportives, culturelles ? NON.  Est-il normal qu’il n’y ait eu aucun débat pour l’augmentation ou pas de l’enveloppe globale aux associations en conseil municipal ?  NON.

Je refuse d’être mis devant le fait accompli, quelle qu’en soit la cause, les projets. Je regrette l’absence d’une commission des sports. Je regrette l’absence d’une commission culture. Les décisions appartiennent à la majorité municipale, je le sais. La transparence, particulièrement financière pour tous les conseillers municipaux, doit être de mise. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. 

Charles Campigna,
Élu d’opposition au conseil municipal d’Argelès. 

Véolia veut lancer une OPA de 10 milliards d’€uros sur Suez : Argelès avait tout prévu dès 2002.

Aujourd’hui Véolia, le mastodonte aux 178.000 salariés, spécialisé dans la gestion des déchets et de l’eau, a lancé une OPA sur Suez, entreprise du même secteur (90.000 salariés), dont 32% du capital est détenu par Engie. 

L’ambition de VEOLIA : créer un champion mondial des services à l’environnement.  Avec son OPA, Veolia espère donc asseoir durablement son hégémonie mondiale face à la montée en puissance d’un rival chinois, Beijing Capital Group. 

Une casse sociale qui risque d’être importante. Veolia et Suez, c’est avant tout une histoire de rivalité vieille d’un siècle et demi, quand les deux sociétés s’appelaient respectivement la Compagnie générale des eaux (les argelésiens se rappellent de cette compagnie avec Robert Maury, Sébastien Casteiltort, Georges Gouges, Serge Surjus…)  et la Lyonnaise des eaux et de l’éclairage

Aujourd’hui, Suez compte se battre pour éviter la fusion et ce, pour deux raisons :

1.       La première et principale crainte reste le haut-risque de casse sociale, dénoncée par les syndicats qui craignent un plan social massif qui menacerait 30.000 emplois en France.

2.       La deuxième crainte est financière. La direction de Suez estime que les 500 millions d’euros d’économies souhaités dans le cadre du projet de Veolia n’auraient pas l’impact espéré. 

Dans ce contexte, un léger flottement a eu lieu au sein du gouvernement. Le Premier ministre Jean Castex  a indiqué qu’un rapprochement entre Veolia et Suez faisait « sens » tout en indiquant qu’il resterait vigilant sur le maintien de l’emploi en France. Qu’en sera t’il de cette phrase quand il quittera Matignon ? 

La fusion pose aussi un autre problème à l’Etat, et plus précisément à l’Autorité de la concurrence puisqu’un groupe Veolia-Suez serait en situation de quasi-monopole sur le secteur des « services collectifs » en France. Le Front républicain d’intervention contre la corruption (Fricc) et l’Association pour le contrat mondial de l’eau (Acme) ont saisi sur ce point l’Autorité de la concurrence mais aussi la Commission européenne.

Et Argelès dans tout ça ?  Tout d’abord un petit retour en arrière, la municipalité de Jean Carrère n’a renouvelé le contrat avec Véolia que pour an, 2001/2002  laissant la possibilité à la nouvelle municipalité de continuer avec Véolia ou de gérer l’eau potable en régie municipale. On avait le choix. 

Le passage en régie municipale tout le monde le voulait, mais personne (les autres municipalités) ne s’y était hasardé (encore aujourd’hui). Les élu(e)s ne sont pas souvent  formés pour diriger de telles structures parfaitement huilées avec des groupes privés. Et le passage privé/régie est compliqué. D’autant que Véolia arguait avec insistance que la tâche était pour le moins périlleuse et à grand risque pour les consommateurs.  

Pour cela il faut être bien entouré d’autres élus et particulièrement de techniciens, administratifs compétents, chevronnés et disponibles. 

Les élus et surtout le maire doivent être totalement désintéressés car les sollicitations de toutes parts sont nombreuses. 

La majorité municipale de gauche qui voulait le passage en régie plus que tout le monde, a écouté, concerté, coordonné une quantité inimaginable  de réunions, avec les techniciens de la compagnie de l’eau et ozone (Véolia), les syndicats, le personnel municipal, les élus, les Argelésiens.  

Une politique participative qui a permis d’aboutir au 1er janvier 2002 à « une gestion de l’eau confiée à la municipalité d’Argelès-sur-mer » et du coup transférée à la nouvelle communauté de communes des Albères.

Alors aujourd’hui on est loin du mariage Véolia/Suez. On sait qu’il n’y aura pas de licenciements dans la gestion de l’eau, de l’assainissement, des déchets du territoire et que les tarifs resteront bas. 

Mais faisons attention à l’avenir. Il faut continuer à être attentif, vigilant, rigoureux, et travailler dans l’intérêt de tous. Le prix de l’eau particulièrement doit rester bas, parce que l’eau est indispensable à la vie de tous les êtres vivants.  Il faut penser qu’aujourd’hui malgré des économies liées aux réductions des fuites (rendement supérieur à 80%) et une baisse de la consommation des usagers, le prix de l’eau a plutôt tendance à monter : en effet, même si la consommation baisse, les charges de fonctionnement sont élevées.

L’économie se fait sur la ressource (production + réduite)

On bascule le plus souvent régie/privé pour être plus tranquille, et certains élus croient encore que les compagnies fermières travaillent pour les usagers, alors qu’elles travaillent pour les seuls actionnaires. Les fuites augmentent, le prix de l’eau au consommateur aussi. 

Les compagnies fermières n’arrivent pas sur le marché par hasard, au contraire certains élus les aident bien. 

Si demain, Véolia est seul sur le marché, le prix de l’eau augmentera obligatoirement en faveur toujours des actionnaires. Il n’y a rien de pire que les monopoles. 

On ne remerciera donc jamais assez les élus courageux qui gèrent dans le sens Privé / Régie. 

Aujourd’hui, l’eau à Argelès-sur-mer est gérée par une régie à autonomie financière. La Communauté de Communes des Albères, de la Côte-Vermeille et de d’Illibéris assure ainsi la production, le transfert, la distribution, la facturation dans la commune. 

Merci à  tous les élus particulièrement d’hier et d’aujourd’hui (s’ils savent le conserver), aux techniciens, aux administratifs, aux Argelésiens. En quittant mon poste d’élu en 2014, j’avais dis « la chose la plus importante réalisée durant les deux mandats : l’eau potable en régie municipale » Cette phrase est toujours d’actualité aujourd’hui. 

Charles Campigna

Élu d’opposition au conseil municipal d’Argelès. 

Manifestations des Amis de la Médiathèque

Nous vous rappelons nos 2 prochains rendez-vous, auxquels nous aurons le plaisir de vous accueillir: 

– le 14 octobre, à 18H30 à la Médiathèque : Café littéraire
– le 15 octobre, à 20H30 au Cinéma Jaurès : Théâtre 

Ci-dessous toutes les précisions sur ces manifestations. 

Les précautions sanitaires seront respectées : N’OUBLIEZ PAS VOTRE MASQUE.

Didier Hennebelle



Marie-Octobre apprend que c’est l’un des membres de son réseau de Résistance qui aurait causé la mort du Commandant Castille, chef de ce réseau, quinze ans auparavant. Elle qui avait vécu une grande histoire d’amour avec Castille réunit les survivants du réseau afin de démasquer le coupable et de venger le Commandant.