Intempéries

Des intempéries sont annoncées les 28 et 29 novembre prochains sur le département des Pyrénées Orientales. Des cumuls importants de précipitations sont prévus dès ce vendredi.

Nous devons nous rappeler que le 3 octobre 2020, des intempéries d’une rare violence ont frappé le Sud Est de la France, l’arrière-pays niçois en particulier. Le bilan humain est lourd, très lourd, des dizaines de morts sont à déplorer. Les dégâts sont spectaculaires et impressionnants, routes emportées, ouvrages d’art effondrés,  maisons d’habitation détruites laissant sur le bord des routes de nombreux sinistrés. Ces phénomènes sont récurrents, déjà en 2015, 20 morts sur la commune de la Napoule, en 1992 les inondations de Vaison la Romaine ont causé la mort de 47 personnes, 36 morts dans l’Aude en 1999.

Ce décompte macabre doit cesser, des mesures doivent être prises dans les communes et dans la notre en particulier très exposée au danger d’inondations. Tous les experts sont d’accord sur le diagnostic et sur les mesures à prendre : l’urbanisation doit être maîtrisée et contenue.  » Plus jamais ça  » claironnent de nombreux élus devant les caméras après chaque catastrophe, ces déclarations faites la main sur le coeur ne doivent pas être oubliées dès que l’émotion est retombée. 

Et pourtant, notre commune semble atteinte, elle aussi par un développement urbanistique débridé : démolition de villas pour remplacer ces constructions individuelles par des immeubles de plusieurs logements, avec bien sûr utilisation des réseaux existants (coût moindre pour l’aménageur !), atteinte aux zones humides alors que la préservation et la gestion de ces zones sont d’intérêt général  (code environnement art.L211-1-1). Ces zones ont un rôle d’éponge, elles régulent de manière efficace les régimes hydrologiques et diminuent l’intensité des crues, l’artificialisation des sols représente un véritable danger pour les habitants lors des crues et doit être limitée. Il est temps que nos représentants élus prennent conscience des dangers que représente une urbanisation sans limites et menée sans aucune concertation.

Sur notre commune comme de nombreux experts l’ont écrit, l’urbanisation  ne doit pas franchir la rivière de l’Abat, c’est rédhibitoire. En particulier, je citerai comme exemple, la construction d’un immeuble de 36 logements à une dizaine de mètres de la rive gauche de la rivière de l’Abat, je n’ai pas vu à proximité l’affichage du permis de construire (peut être que ma vue liée à mon grand  âge baisse…!). En revanche des travaux de déplacement et de confortement sur cette même berge ont été réalisés sur une longueur supérieure à 20 mètres, donc normalement soumis à déclaration loi sur l’eau ( art.L214.1 rubrique 3.1.4.0.) sans aucune information et publicité de la décision préfectorale.

A se demander si le dossier de déclaration a été déposé…! A suivre…

Georges Tura

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